L’apprentissage de la mise en boîte

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Publié le 29 Mai 2015 dans Actualités
Un exemple de résultat d'une photographie par sténopé Un exemple de résultat d’une photographie par sténopé

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Une exposition exceptionnelle vient de s’ouvrir au Pôle social et médical de l’EAO (ex-CASOUS), 2 place Jean-Meunier à Tours (contigüe à la place des Halles). Petite par la taille – elle présente une trentaine de photos – elle est peut-être une « première » à Tours par son origine et son contenu. L’initiative en revient en effet à l’équipe du PAS (Point accueil solidarité) présente trois jours par semaine place de la gare : elle a su prendre au bond le souhait de quelques-unes des personnes accueillies, qui voulaient « faire de la photographie ». Qu’à cela ne tienne, mais construisons d’abord nos appareils photo ! Et voilà comment une envie de s’exprimer par l’image se transforme en « atelier de rue »…

Construire un appareil photographique n’est à la portée de (presque) tout le monde que si on opte pour le procédé du sténopé (1). Armés de quelques boîtes métalliques ainsi transformées, ces artistes de rue ont déambulé à la recherche de sites emblématiques de Tours, et ont opéré à raison d’environ 18 secondes d’exposition pour un cliché convoité…sans viseur bien sûr ! Mais pour le travail de développement, il fallut recourir à l’aide de membres du Club photo de Parçay-Meslay. Le résultat est étonnant : ces vues en noir et blanc sont comme une balade dans le temps, dans une ambiance onirique et souvent poétique.

Lors du vernissage le 28 mai, les initiateurs et les auteurs de cette exposition ouverte à tous  – et qui va rester en place jusqu’en août – ont été félicités par de nombreux salariés, bénévoles et responsables de l’Entr’Aide Ouvrière. Prochaine réalisation du PAS avec des « gens de la rue » : une escapade en camping fin juin, avec l’aide de la Sncf.

(1) Un appareil photographique à sténopé se présente sous la forme d’une boîte dont l’une des faces est percée d’un trou minuscule qui laisse entrer la lumière. Sur la surface opposée à cette ouverture vient se former l’image inversée de la réalité extérieure, que l’on peut capturer sur un support photosensible, tel que du papier photographique. Comme l’œil, le sténopé capture des images inversées du visible (Wikipedia).