Dix ans qu’on en parle, de cette borne!

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Publié le 24 Fév 2014 dans Actualités

La borne, au Comité d’Aide aux Détenus, c’est à la fois le serpent de mer et l’Arlésienne : dix ans qu’on en parle sans aboutir ! Explications : la borne est un appareil électronique qui permet aux familles de prendre des rendez-vous pour visiter une personne détenue à la Maison d’arrêt (parloir) sans passer par l’administration pénitentiaire, donc un plus pour les familles. Une fois que la personne a obtenu le droit de visite, elle est munie d’une carte à code-barre qu’il suffit d’introduire dans l’appareil afin de programmer une ou plusieurs visites.

L’administration pénitentiaire est dans l’obligation de mettre en place un tel appareil, or elle ne peut pas le faire dans l’enceinte de la Maison d’arrêt, d’où l’idée de demander au CAD d’installer l’appareil à la « Petite maison » puisque elle est ouverte tous les jours de parloir. A l’intérieur cela semble impossible, mais pourquoi pas dans la cour, contre le mur, abritée par un auvent ?

Bien entendu l’installation, l’entretien et la maintenance seraient à la charge de l’administration ; il y aurait même un dédommagement pour la consommation électrique. Il y a toutefois une crainte, c’est que les bénévoles soient sans cesse sollicités par les familles pour faire les manipulations à leur place. Monique Carriat, Delphine Laugier et Mme Dominique Lizé, directrice de la Maison d’arrêt, se sont rendues à Blois pour voir comment cela se passe. La borne y est implantée dans un local réservé aux familles, à l’intérieur de l’établissement mais qui ouvre sur l’extérieur. Et il s’avère que les familles sont totalement autonomes face à l’appareil, celles qui ont des difficultés étant prises en charge par les plus expérimentées.

Mais tout le monde n’est pas d’accord pour cette installation à Tours. Il y a ceux qui disent « c’est un plus incontestable pour les détenus et leurs familles, donc ce serait se renier que de refuser ». Et puis les autres qui estiment que  » ce n’est pas à nous de pallier les insuffisances de l’administration pénitentiaire, donc pas question !Il faudra bien prendre une décision, pour cela les bénévoles vont en débattre, le bureau du CAD émettra un avis et en définitive, c’est le conseil d’administration qui décidera. En attendant, le débat est ouvert…

Pierre TRINSON